
Le radioamateur
Les radioamateurs sont des personnes qui pratiquent, sans intérêt pécuniaire, un loisir technique permettant d'établir des liaisons radio avec d'autres radioamateurs du monde entier. L'activité radioamateur permet aussi d'acquérir des connaissances techniques dans les domaines de la radio et de l'électronique et de développer des liens d'amitié entre amateurs de différents pays.
« Opérateur possédant certaines qualifications techniques et opérationnelles minimales pour assurer l’exploitation correcte d’une station d’amateur ou d’amateur par satellite »
Dans l'expression radioamateur, le mot amateur doit être compris dans son sens premier « Celui qui a un goût vif pour une chose » . Le qualificatif amateur n'est pas une appréciation péjorative de la qualité des opérateurs qui ont souvent un niveau de technicité et de savoir-faire très élevé. D'autre part il sous-entend que les communications se font à titre privé et ne peuvent en aucun cas faire l'objet d'une quelconque rémunération.
Qualifications techniques et théoriques
L'Union internationale des télécommunications recommande :
- que les administrations prennent les mesures qu'elles estiment nécessaires pour vérifier les qualifications techniques et opérationnelles des personnes qui souhaitent exploiter une station d’amateur,
- que toute personne souhaitant obtenir une licence d’exploitation d’une station d’amateur fasse la démonstration de ses connaissances théoriques.
Ces règles et recommandations sont appliquées dans la plupart des pays dans les mêmes termes.
Les radioamateurs peuvent discuter de technique radio, mais on voit également apparaître dans les conversations d'autres sujets scientifiques connexes comme la météorologie, l'informatique, l'astronomie, etc. Aujourd'hui, l'usage admet qu'on aborde également ce qui concerne la vie associative pour autant que chaque opérateur discute en son nom propre et non pas au nom de tierces personnes. Les radioamateurs ont un devoir de réserve et s'interdisent d'aborder les thèmes politiques et religieux.
Pour clarifier une confusion fréquente, les radioamateurs, radioécouteurs (SWL) et cibistes partagent tous la passion pour la radio de loisir. Il s'agit cependant de pratiques différentes qui correspondent chacune à une législation spécifique. Il n'est pas rare de voir un amateur passer d’une activité à l’autre.
La licence radioamateur, grâce aux diverses bandes et à la puissance supérieure qu’elle autorise, donne plus de possibilités que la CB (Citizen-band), qui reste limitée aux bandes des 27 MHz, 446 MHz et des appareils de faible puissance dans la bande des 433 MHz et aux faibles puissances. Cependant, de nombreux cibistes, sur la bande qui leur est allouée, pratiquent un trafic proche de celui des radioamateurs.
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| Licence radioamateur Belge |
Quant aux radioécouteurs, encore appelés SWL, abréviation de Short Wave Listener (écouteurs sur ondes courtes), ce sont les passionnés de l'écoute des communications radio, souvent de futurs radioamateurs en attente de franchir le pas vers un matériel plus complet et une licence d’émission. Les personnes qui écoutent les stations de radiodiffusion sont parfois appelées BCL pour Broadcast Listene.
Évolution en Europe
Après la guerre, les magasins de « surplus » militaires permettent de trouver des émetteurs et récepteurs à bas prix, comme les command set américains ou les FuG allemands, modifiables pour les bandes amateurs, ainsi que des composants spéciaux en abondance comme les « quartz » FT243. Les récepteurs HF les plus recherchés sont le BC342 des surplus, ou le « HRO » américain.
Dans les années 1960, des fournisseurs américains proposent des équipements spéciaux pour radioamateurs, comme Hallicrafters et Hammarlund. En Europe, l'italien Geloso propose récepteurs, émetteurs ou modules. Les kits adaptés aux passionnés comme ceux de Heathkit apparaissent. Mais les amateurs construisent toujours leur matériel, en télégraphie ou téléphonie, ou modifient les équipements aéronautiques déclassés pour démarrer en 144 MHz.
La modulation BLU apparaît en HF et supplante progressivement la modulation d'amplitude.
Les années 1970 voient la généralisation du transceiver BLU : les amateurs les plus favorisés peuvent acheter la Collins S-line (la « Rolls Royce » des amateurs), les débutants se contentent des kits monobande HW32 de Heathkit. La yagi tribande en HF fait son apparition sur les toits, signalant les amateurs sans ambiguïté.
Ces marques historiques, presque mythiques, des années 1960-70, comme Collins, Swan, Drake, Heathkit, laissent progressivement la place aux trois fournisseurs asiatiques Icom, Kenwood et Yaesu.
À partir des années 1995, le radioamateurisme connaît un déclin en Europe de l'Ouest, concurrencé par le loisir Internet, alors qu'il explose en Europe de l'Est après la libéralisation des régimes. Les amateurs construisent de moins en moins leur matériel HF ou VHF, mais les expérimentateurs et techniciens s'orientent vers les micro-ondes, le « packet-radio », les relais, la télévision amateur...
Les Radioamateurs célèbres
- Juan Carlos, roi d'Espagne est actif avec l'indicatif EA0JC.
- Rajiv Gandhi, ancien premier ministre de l'Inde (décédé en 1991), était actif avec l'indicatif VU2RG, son épouse Sonia est titulaire de l'indicatif VU2SON.
- Marlon Brando, depuis sa retraite en Polynésie, a opéré longtemps une station radioamateur sous le nom de Martin Brandeaux avec l'indicatif FO5GJ.
- L'ancien roi Hussein de Jordanie était actif avec l'indicatif JY1.
- Elder Apollo, Moine du Monastère Docheiariou, République monastique du Mont Athos. Seul radioamateur autorisé du Mont Athos avec l'indicatif SV2ASP.
- Le Prince Souverain Albert II de Monaco titulaire de l'indicatif 3A0AG.
- Le Roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej sous l'indicatif HS1A.
- De nombreuses célébrités américaines ont été radioamateurs, comme par exemple le journaliste Walter Cronkite, KB2GSD, ou le sénateur Barry Goldwater, K7UGA.
- Steve Wozniak co fondateur d'Apple avec l'indicatif WA6BND.
- Joe Walsh, ex guitariste des Eagles, indicatif WB6ACU.
- Chet Atkins, guitariste, a eu deux indicatifs: WA4CZD, puis en 1998, W4CGP.
Règles internationales
Le spectre hertzien est une ressource naturelle. Son utilisation est réglementée par l'Union internationale des télécommunications (IUT) au sein de l'ONU, en charge de définir la répartition et les modalités d'utilisation des fréquences hertziennes.
Le Règlement des radiocommunications (RR) comprend les règles liées au service radioamateur. Il est révisé tous les trois ans lors de la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR). La refonte de l'article 25 du Règlement des radiocommunications lors de la Conférence de 2003 a, en particulier, supprimé l’obligation de la connaissance du code Morse pour utiliser les fréquences au-dessous de 29,7 MHz. Ceci tend à se généraliser, mais certains pays, dont la Russie, continuent (en 2008) de l'exiger.
L'activité radioamateur est accessible à tous, quel que soit le niveau d'instruction, y compris aux enfants, bien que certains pays imposent un âge minimum de 13 ans.
Réglementation européenne
La Conférence Européenne des administrations des Postes et Télécommunications (CEPT) régule et réglemente l’utilisation des radiocommunications au niveau européen. Elle émet des avis, des recommandations et des décisions en se basant sur le Règlement des radiocommunications. Elle est composée de 44 membres (Union Européenne et pays d’Europe centrale et orientale).
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Les recommandations significatives :
- T/R 61-1 : libre circulation des radioamateurs dans les pays membres de la CEPT, et suppression de référence à l'examen de morse pour obtenir un certificat d'opérateur du service amateur
- T/R 61-2 : harmonisation des réglementations nationales (certificat d'opérateur, programme de l'examen).
Les radioamateurs européens sont autorisés à émettre sous la double condition d'avoir subi avec succès l'examen permettant la délivrance du « certificat d'opérateur des services d'amateur » après quoi, sous réserve de paiement d'une taxe spéciale annuelle, leur est délivrée l'autorisation administrative accompagnée de l'indicatif d'appel.
En France, c’est l'Agence nationale des fréquences (ANFR) qui assure la gestion des indicatifs et des fréquences et organise le passage des examens, sous contrôle de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).
En Belgique, l'autorité de régulation est l'Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT).
En Suisse, le radioamateurisme est supervisé par l'Office fédéral de la communication (OFCOM), dans le cadre des lois régissant les télécommunications.
Examen et licence.
Les radioamateurs sont les seuls opérateurs de service radio ayant le droit de réaliser leur propre équipement sans homologation technique. Ceci impose un examen de niveau technique dans la plupart des pays pour éviter les gênes ou brouillages aux autres services ainsi que les risques de sécurité.
La connaissance obligatoire du code Morse a cependant été supprimée sauf dans de rares pays (Russie par exemple), car jugée trop rebutante et obsolète.
L'âge moyen des radioamateurs est proche de 60 ans, beaucoup d'amateurs obtenant leur licence entre 40 et 50 ans. Pour lutter contre ce vieillissement, un assouplissement de la licence permettant d'opérer en novice avec un examen plus simple et des limites de puissance et de bandes plus réduites a vu le jour dans la plupart des pays pour encourager et rajeunir le radioamateurisme. En France moins de 1% des radioamateurs ont moins de 25 ans !
( En France, l'État propose une licence de classe unique par la suppression de l'examen de lecture au son et propose de supprimer la classe 3 dite « novice ». )
Indicatif radioamateur
L'indicatif, délivré par l'administration, est l'identifiant de la station d'amateur — une sorte de numéro d'immatriculation — et l'opérateur certifié, responsable de l'utilisation qui est faite de sa station, utilisera cet indicatif pour transmettre. L'indicatif étant attaché à la station d'amateur, si un opérateur autre (dit « occasionnel ») souhaite utiliser la station, il devra obtenir l'autorisation de l'opérateur titulaire, puis, dans son trafic, utiliser l'indicatif de la station qu'il opère, suivi de son indicatif propre. C'est le cas lors de l'utilisation d'une station d'amateur de radio-club par exemple. Chaque opérateur doit respecter les prérogatives (bandes de fréquence, puissance, type de transmission) de son certificat personnel lorsqu'il opère sur une station d'amateur. Il utilisera l'indicatif du radio-club suivi de son propre indicatif lors des transmissions.
En jargon radioamateur on utilise le terme de « pirate » pour désigner toute émission hors des réglementations : puissance, limites de bande, usurpation d’indicatif ou trafic sans licence ou autorisation. Ces infractions peuvent être poursuivies et sévèrement sanctionnées, surtout en cas de brouillage d'autres services.
Histoire des indicatifs
L'histoire des indicatifs se confond avec l'histoire du radioamateurisme.
Au tout début de l'émission d'amateur, vers les années 1910–1911, chaque radioamateur choisissait son indicatif comme il le souhaitait. Dès 1912, la conférence Radiotélégraphique Internationale demande d'établir une liste qui permettra d'identifier tous les opérateurs utilisant le spectre radioéléctrique. Pour les radioamateurs, l'indicatif serait composé d'un chiffre indiquant le pays d'origine (voir tableau ci-contre) suivi de deux ou trois lettres.
En 1921, un réseau d'émission d'amateur fonctionne dans la région Marseille et chacun s'identifie avec un indicatif personnel de son choix : presque tous les nouveaux amateurs utilisent 8AAA, signe de l'influence des anciens du 8e Génie. Sous la pression des amateurs, l'adminisration des PTT délivre le 13 juillet 1921 la première autorisation d'émission d'amateur sous l'indicatif « 8AA » à André Riss de Boulogne-sur-Mer. Ce furent ensuite 8AB (Léon Deloy), 8BF (Pierre Louis), 8CA (Réginald Gouraud), 8GL (Jack Lefebvre)… Les indicatifs étaient réattribués au fur et à mesure qu'ils n'étaient plus utilisés. Étant donné que les liaisons transatlantiques ne s'envisageaient pas à ce moment, certains radioamateurs des États-Unis ont pris le chiffre « 1 » ; les risques de confusions avec l'Europe n'existaient pas encore.
Ce système a été conservé jusqu'en 1923 où la première liaison transatlantique (8AB, Léon Deloy et 1MO, Fred Schnell) a nécessité d'augmenter le nombre de préfixes nationaux en raison du grand nombre de pays pouvant potentiellement être en contact. Pour cela, on a adjoint une lettre en tête de l'indicatif, qui, au départ, était l'initiale du pays. Mais le nombre de pays devenant de plus en plus grand, il a fallu ajouter une deuxième lettre pour certains pays jusqu'à arriver au système actuel. L'ajout des préfixes de nationalité sous forme de lettres à permis d'utiliser le chiffre pour créer des catégories internes à chaque pays ; différenciation chronologique et, plus tard, de la classe de licence.
Format actuel de l'indicatif radioamateur.
Cet indicatif obéit à un format standard de la forme PPxSSSS défini par le Règlement des radiocommunications :
PP préfixe permettant d'identifier le pays, parfois en rapport avec son nom :
– D pour l'Allemagne (Deutschland)
– F pour la France.
– G pour le Royaume-Uni (Great Britain)
– HB pour la Suisse (Helvetischer Bund)
– I pour l'Italie.
– OE pour l'Autriche (Oesterreich), etc.
Parfois non :
– ON à OT pour la Belgique.
– VE pour le Canada, etc.
Ces préfixes sont identiques à ceux utilisés pour identifier les aéronefs ou les bateaux, ou des stations radio autres qu'amateurs ;
- X un chiffre qualifiant la classe de licence ou la zone géographique ; quelques fois il peut y avoir plusieurs chiffres par exemple pour célébrer une année spéciale dans le domaine de la radio ;
- SSSS le suffixe personnel attribué au titulaire constitué généralement de 1 à 3 caractères, mais pouvant aller jusqu'à 4 caractères compte tenu de l'augmentation du nombre de radioamateurs et du fait que, dans la mesure du possible, les anciens indicatifs ne sont pas réutilisés.
Ce groupe de caractères est complété par le suffixe :
– /P pour les activités portables,
– /M pour les activités mobiles,
– /MM pour les activités maritimes mobiles
Notons aussi que certaines balises radioamateur peuvent avoir avoir un indicatif complété par le suffixe /B.
Exemples : F5ABC est une station radioamateur française fixe disposant de tous les privilèges ; ON3ABC est une station radioamateur belge utilisée par un amateur disposant d'une licence de base (novice) ; VE2AAA est une station radioamateur canadienne située au Québec.
Dans certains pays, par exemple au Canada, le préfixe associé à un chiffre est déterminé par la région où se trouve la station. En Russie, les chiffres dépendent de l'Oblast (région) dans laquelle réside l'amateur.
Le détail des indicatifs selon les pays et provinces peut être obtenu sur les sites radioamateur, comme l'ARRL.
Indicatifs spéciaux
Si on suit cette nomenclature, il peut exister des indicatifs de trois signes du genre « PnS » tel que l'indicatif « C3W » attribué à une station de Chypre (5B). Il s'agit d'un indicatif spécial.
Aux États-Unis on les appelle les indicatifs « 1x1 » et sont réservés à la commémoration d'événements spéciaux.
Des indicatifs plus longs sont autorisés, en respect de la législation. La plupart des pays utilisent ce format raccourci à 3 ou 4 caractères car, d'une part il permet d'identifier rapidement la station célébrant un événement, ce qui attire les amateurs, et d'autre part, accélère les contacts (QSO).
En parallèle, les administrations nationales peuvent distribuer des indicatifs particuliers (que certains logiciels radioamateurs, et parfois les radioamateurs eux-mêmes, ne reconnaissent pas comme étant valides) tel que « Z3100A » qui célèbre le centième anniversaire d'une institution. En 2005, l'indicatif HE1TELE est attribué aux radioamateurs valaisans de Suisse (HB), pour le Téléthon.
Indicatifs personnalisés
En général, c'est l'administration de tutelle qui délivre l'indicatif au radioamateur en fonction de sa classe de licence ou de son lieu de résidence selon le cas.
Certaines administrations autorisent l'utilisateur à choisir lui-même le suffixe et parfois le chiffre qu'il souhaite utiliser dans son indicatif, mais ce n'est pas le cas en France où le chiffre correspond à la classe d'indicatif.
Certaines opératrices (appelées « YL » pour Young Lady dans le jargon radioamateur) peuvent — compte tenu de leur petit nombre — obtenir parfois un indicatif se terminant par... YL (exemple : F4XYL ou HB9XYL). De la même façon, des radioamateurs régulièrement en voyage à l'étranger demandent parfois « X » après le chiffre, tel « 5U7X ».
Modes d'émission
Les radioamateurs utilisent différents modes de transmission pour communiquer. Les communications en téléphonie (transmission de la voix) sont les plus courantes. Elles peuvent être réalisées, par exemple, en modulation de fréquence (FM) pour une bonne qualité de son ou encore en bande latérale unique (BLU) qui permet une bonne efficacité avec une qualité du son et une bande passante réduites.
La radiotélégraphie (CW, abréviation de Continuous Wave) qui utilise le code Morse est une activité qui date des tout premiers temps de la radio. Aujourd'hui la technologie a fait disparaître le code Morse de presque toutes les communications et son apprentissage n'est plus obligatoire pour la licence de radioamateur dans la plupart des pays. Cependant beaucoup de radioamateurs continuent d'utiliser le code Morse, en particulier sur les bandes décamétriques, ou pour des expérimentations comme la réflexion sur la Lune (Moon Bounce) en raison de son efficacité. De plus, un code international autorise des contacts avec le monde entier en s'affranchissant de la barrière linguistique. Dans chaque bande radioamateur des plages de fréquences sont réservées par l'IARU à ce type de transmission.
L'apparition des ordinateurs personnels a permis de développer les modes de transmission numériques comme le radiotélétype (RTTY) qui autrefois demandait la mise en œuvre d'un équipement mécanique lourd. Les radioamateurs ont conduit le développement du packet radio qui a utilisé des protocoles comme TCP/IP dès les années 1970. Des modes numériques spécifiques comme le PSK31 permettent des communications en temps réel, à faible puissance, sur les ondes décamétriques.
Les modes couramment utilisés :
- téléphonie : BLU, AM, FM,
- transmission de texte : radiotélétype (RTTY, téléscripteur), AMTOR, PSK31,
- transmission d'image : ATV ou télévision amateur, transmission d'image à balayage lent (télévision à balayage lent (SSTV), fac-similé (fax)),
- transmissions numériques : réseau de communications numériques packet radio, APRS.
Fréquences
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| Les trois régions |
Les radioamateurs peuvent émettre sur une vingtaine de bandes réparties régulièrement sur tout le spectre radioélectrique. Ces bandes sont globalement les mêmes dans le monde entier. Cependant, certaines ne sont allouées aux radioamateurs que dans certaines régions UIT, d'autres voient leurs limites modifiées selon la région. De plus, les législations nationales peuvent induire quelques différences entre pays.
Les règlements de l'UIT définissent trois régions :
Europe, Afrique, l'ouest du Moyen-Orient, le nord de l'Asie (UIT région 1).
Amérique et Groenland, (UIT région 2).
Océanie et Asie, (UIT région 3).
Le tableau suivant donne une liste de toutes les bandes autorisées dans le monde. Les limites indiquées correspondent aux maxima constatés ; bien souvent, les législations locales des pays imposent des limites plus restreintes.
| Appellation | Limite inférieure | Limite supérieure | Notes |
|---|---|---|---|
| Bandes BF MF HF (ondes longues, moyennes et courtes) | |||
| Bande des 2 km | 135,7 kHz | 137,8 kHz | Bande limitée aux modes numériques (Morse inclus) avec 1 W PIRE, autorisée depuis la CAMR de 2007. |
| Bande des 630 mètres | 472 kHz | 479 kHz | Sans gêner les pays ou la bande 415 kHz à 526,5 kHz est exclusive aux services maritime et aéronautique. Autorisé en France depuis Mars 2014. |
| Bande des 160 mètres | 1 800 kHz | 2 000 kHz | Limite supérieure variable selon les pays. |
| Bande des 80 mètres | 3 500 kHz | 4 000 kHz | Bande partagée avec d'autres services, limites variables selon les pays. |
| Bande des 60 mètres | 5 200 kHz | 5 405 kHz | Utilisée avec des canaux dans la bande aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Norvège, en Finlande et en Islande. |
| Bande des 40 mètres | 7 000 kHz | 7 300 kHz | Limite supérieure variable selon les pays. 7 100 kHz à 7 200 kHz en région 1 et 3. |
| Bande des 30 mètres | 10 100 kHz | 10 150 kHz | |
| Bande des 20 mètres | 14 000 kHz | 14 350 kHz | |
| Bande des 17 mètres | 18 068 kHz | 18 168 kHz | |
| Bande des 15 mètres | 21 000 kHz | 21 450 kHz | |
| Bande des 12 mètres | 24 890 kHz | 24 990 kHz | |
| Bande des 10 mètres | 28 000 kHz | 29 700 kHz | |
| Bandes VHF/UHF | |||
| Bande des 6 mètres | 50,000 MHz | 54,000 MHz | Limites et restrictions variables selon les pays. Bande 50,000 MHz à 52,000 MHz en région 1. |
| Bande des 4 mètres | 70,000 MHz | 70,500 MHz | Dans certains pays uniquement. |
| Bande des 2 mètres | 144,000 MHz | 148,000 MHz | Limitée à 146 MHz en région 1. |
| Bande des 1,25 mètre | 219,000 MHz | 225,000 MHz | Uniquement en région 2. |
| Bande des 70 cm | 420,000 MHz | 450,000 MHz | Restreinte de 430 MHz à 440 MHz en région 1 et de 430 MHz à 450 MHz en région 2. |
| Bande des 33 cm | 902,000 MHz | 928,000 MHz | Uniquement en région 2. |
| Bande des 23 cm | 1 240,000 MHz | 1 325,000 MHz | Limite supérieure variable selon les pays. |
| Bande des 13 cm | 2 300,000 MHz | 2 450,000 MHz | Limites variables selon les pays. Sur la fréquence 2 400 MHz les radioamateurs sont prioritaires et ont des puissances d'émission notables si bien que les installations domestiques Wi-Fi sans licence et de très petites puissances risquent d'être perturbées. |
| Bandes hyperfréquences | |||
| Bande des 9 cm | 3,400 GHz | 3,5 GHz | Dans certains pays uniquement, limites variables. |
| Bande des 6 cm | 5,650 GHz | 5,925 GHz | Limites variables selon les pays. |
| Bande des 3 cm | 10,000 GHz | 10,500 GHz | |
| Bande des 12 mm | 24,000 GHz | 24,250 GHz | |
| Bande des 6 mm | 47,000 GHz | 47,200 GHz | |
| Bande des 4 mm | 75,500 GHz | 81,000 GHz | |
| Bande des 2,5 mm | 122,250 GHz | 123,000 GHz | Dans certains pays uniquement. |
| Bande des 2 mm | 134,000 GHz | 149,000 GHz | Limites variables selon les pays. |
| Bande des 1 mm | 241,000 GHz | 250,000 GHz | |
Les bandes des 10 MHz, 18 MHz et 24 MHz sont parfois appelées « bandes WARC » par les radioamateurs car elles leur ont été affectées relativement récemment par une conférence du WARC (world administration radio conference devenue World Radio Conference).
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